Chansons

 

Claudette  Le rêve  Jeune homme
     

Chanson perdue

Si l'on pouvait

Vision



Claudette

Le soir dans ma cambuse
Je regarde l'accalmie
Et je me prends pour une muse
Car je n'ai pu garder mon amie.

La nuit, ton visage me torture
Tu te promènes, tu m'ennuis
Mon coeur perd son armure
Et je te supplie :

Claudette, mon amour
Claudette, ma vie
Claudette, mon séjour
Claudette, mon envie.

Le matin, le réveil qui sonne
Je m'éveille tout étourdi
Et ta voix qui résonne
Et je te dis d'une voix engourdie...

Claudette, mon amour
Claudette, ma vie
Claudette, mon séjour
Claudette, mon envie
.

Le midi, à mon ouvrage
La porte de ton bureau qui bouge
Et moi qui suis tout rouge
Alors que mon esprit déménage.

Et le soir dans ma cambuse
Mon coeur bondit à tes pas
Et avec le chagrin qui m'use
Tu ne me parles pas.

Alors je te crie

Claudette, mon amour
Claudette, ma vie
Claudette, mon séjour
Claudette, mon envie

Sel Reiht
1966

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Le rêve

Refrain
Une nuit de solitude
Une nuit de paresse
Une nuit sans lune
Une nuit sans tendresse

Chanson

La nuit, je pense à toi
Mais le rêve m'envahi
Pendant que dehors il fait si froid
Je pense que tout est fini.

Je rêve à cette vie si belle
Lorsque je te prenais dans mes bras
Mais où es-tu belle hirondelle?
Je t'attends et je ne te vois pas.

Refrain

Je rêve à toi si fort
Que j'oublie où j'en suis
Tu me vois là sans confort
Pendant qu'au loin tu t'enfuis.

Ma vie est morte avec ton départ
Et aujourd'hui je ne me reconnais plus
Mais est-ce une faute de ma part?
Qui sais, mais moi je ne t'ai plus revue.

Refrain

Je te revois fuyant là-bas
Loin de mon coeur, loin de mon bras
Pendant que je suis près du trépas
Je t'appelle et tu ne me réponds pas.

Pourquoi a-t-il fallu se quitter?
Toi si loin et moi ici
Pendant que je reste là à m'inquiéter
Il a fallu que tu oublies que j'étais ton ami.

Refrain

Cette nuit jamais je ne l'oublierai
Car j'ai pensé à toi plus que jamais
Aussi toujours je t'attendrai
Car maintenant je sais que je t'aimais.

Le jour au loin fait son apparition
Et je me doute que tu es là
Mais je m'inquiétais sans raison
Car te revoilà.

Sel Reiht
1967

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 Jeune homme

Refrain
Marche jeune homme
Et ne te retourne pas
Car la vie ne vaut rien en somme
Pour celui qui se retourne sur ses pas

 Chanson

Un jour tu verras le grand monde
Avec sa grandeur et sa petitesse
Mais n'oublie pas que la terre est ronde
Et qu'aujourd'hui, on ne croit plus aux déesses

Tu verras aussi la haine et la mort
Se côtoyer jour après jour
Et surtout ne te fais pas de remord
Si tu vis sans amour

Refrain

Tu verras combien il faut être grand et fort
Pour affronter la haine de son voisin
Mais soit sourd comme un mort
Et continue ton chemin

Tu devras faire attention
Lorsque viendra le temps de parler
Mais ne te fais pas de prétention
Car il faudra souvent crier et gesticuler

Refrain

Tu sentiras le monde vieillir
Dans l'ennui et dans la peine
Mais n'oublie pas d'en finir
Avec le temps qui t'entraîne

Viendras le temps où tu n'auras plus vingt ans
Et le temps d'être vieux
Mais il faudra suivre les ans
Et savoir lui dire adieu

Va jeune homme
Et ne te retourne pas
Car la vie ne vaut rien en somme
Pour celui qui se retourne sur ses pas.

Sel Reiht
1967

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Chanson perdue

Je me souviens d'un coin, d'une ruelle
C'était mon quartier
Avec son toit et sa marelle
C'était en madrier.

Je me souviens d'une cours, d'un hangar
C'était ma jeunesse
Avec son air hagard
C'était un monde de liesse.

Je me souviens encore de la trottinette au bicycle
C'était la vie
Avec sa vitesse et son périple
C'était plus qu'un cri.

Je n'oublierai jamais
Que j'y ai vécu heureux
Dans ce monde que j'aimais
Alors que nous y étions tous les deux.

Je ne pourrai jamais l'oublier
Car avant ton départ
Nous nous sommes délivrer
Mais c'était là où nulle part.

Je me souviens d'une maison, d'une chambre
Où j'y avais créer un monde pour moi
Tu n'y étais pas présente
Car jamais je n'au voulu garder souvenir de toi.

Je me souviens d'une chaise, d'une table
Où  les mots se formaient sous ma plume
Je me rappelle encore mieux la fable
D'une santé, d'un rhume.

Je me souviens d'un bras, d'une main
Qui s'amusait à noircir du papier
Et qui alignait des mots sans lendemain
Pour montrer que mon esprit pouvait évoluer.

Je me souviens d'un garçon, d'un jeune homme
Qui aimait t'attendre là
Tu te souviens, petite bête de somme
Que nous restions toujours sur un revoilà.

Sel Reiht
1967

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Si l'on pouvait

Si l'on pouvait savoir ce qu'est l'amour
Sans chercher quelque chose de réel
Et sans chercher la situation d'un toujours
Mais seulement connaître le mot immortel.

Si l'on pouvait comprendre l'être cher
Qui nous procure tant de joies
Et qui nous retient sur terre
Pour nous écarter des voies.

Si l'on pouvait pleurer sur son sort
Pour se dire des choses insensées
Et pour mieux montrer notre tord
Ne pouvons-nous ne pas être pensées.

JE VEUX POUVOIR
JE VEUX SAVOIR
JE VEUX PLEURER
JE VEUX CRIER.

Si l'on pouvait dire quelque chose
Qui ne nous rapporterait que du bien
Et qui chasserait toute morose
Car sans quoi je ne répondrais de rien.

Si l'on pouvait croire en l'union
D'un corps avec une pensée
Et d'un calme avec une action
Alors que tout serais idéalisé.

Si l'on pouvait taire une vérité
Qui n'apporte que mensonge
et qui n'est point réalité
Pour le devenir loin d'un songe.

JE VEUX POUVOIR
JE VEUX SAVOIR
JE VEUX PLEURER
JE VEUX CRIER.

Si l'on pouvait chanter un bonheur
Tout deviendrait si beau et si clair
Et tout serait comme une lueur
Mais jamais fuir l'impair.

Si l'on pouvait crier un mot
Pour décrire un être
Et pour ne dire que sanglot
Jamais finir sur un peut-être.

Si l'on pouvait encore se comprendre
Lorsque nous sommes si malheureux
Afin de mieux nous entendre
Sur la manière d'être heureux à deux.

Sel Reiht
1967

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Vision

Je ne sais que dire de ma vie
Elle qui avait la forme de l'amour
Et toi qui faisait mon retour
Dans ton rôle de chaque survie.

Je ne sais que dire de mon amour
Tu te souviens de cela ma chérie
L'amour d'un toujours
Mais qui finissait à chaque nuit.

Je ne sais que dire de mon départ
Vers ce monde si lointain
Je ne me souviens plus qu'elle fut ta part
À ce rêve sans lendemain.

Je ne sais que dire de mes mots
Fusses pour toi ou pour moi
Jamais je ne prendrai de repos
Sans oublier que j'aurais pu être roi.

Je ne sais que dire de ma jeunesse
Passée à courir à tous vents
Tu te souviens qu'elle était ma paresse
Quand il fallait savoir tous les temps.

Je ne sais que dire de mon histoire
Finie lorsqu'elle commençait
Peut-être peux-tu me croire
Lorsque je t'ai dis combien je t'aimais.

Je ne sais que dire de mon espoir
Qui faisait d'un rêve une réalité
Mais je sais que c'est dans le noir
Que j'allais te promener.

Je ne sais que dire de ma tendresse
Pour toi qui n'est qu'une image
Je t'aime et je t'adresse
Ce mot pour toi qui sera sage.

Je ne sais que dire de ma victoire
Remportée sur ma grande illusion
Qui racontait la petite histoire
De la destiné d'un jeune garçon.

Je ne sais que dire de mon personnage
Sans être trop généreux
Malgré le fait que je sois si peu sage
Je sais lui dire adieu.

Sel Reiht
1967

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